Bio

© Nathalie B.

Erika Navilles écrit depuis toujours dans les genres qu’elle aime lire. Pendant des années, elle a rangé ses textes dans un tiroir et s’est passionnée pour son métier de professeure de lettres.
Elle a animé de nombreux ateliers d’écriture jusqu’au jour où elle s’est «auteurisée» à écrire pour les autres.

Genre & style

Entre polar et thriller, nature writing et contemporain, ses romans brouillent les frontières du genre.

Son écriture fluide et immersive vous plonge au cœur de l’action avec des personnages vrais et authentiques, pleins d’humanité, auxquels on s’attache.

Romans

Perdue dans les Bois-Noirs, polar humaniste paru aux Editions du Mot Passant, a obtenu le Prix du Premier roman de Mennecy 2024 et est finaliste du Prix Lucien-Gachon 2025 et du Prix Lions du roman régional IDO 2025.

Je sais que tu mens, thriller psychologique paru aux Editions Alter Real, est finaliste du Prix Cha’Polar 2025 et a été sélectionné par Babelio dans la liste des romans de l’été 2025.

Interview de l’autrice

D’où vous vient votre inspiration ?

Des lieux de ma vie. Les villes où j’ai vécu, les forêts que j’ai traversées.

Pour Perdue dans les bois-Noirs, mon premier roman, je me promenais dans la forêt, seule, en plein second confinement. J’étais au bord d’un étang, les herbes s’entrelaçaient à la rive. J’ai eu une vision : et si le corps d’une jeune fille noyée se trouvait là… Mon imagination a galopé, s’est mêlée à des souvenirs d’enfance et l’histoire a commencé à se construire, en lien avec les questionnements qui m’habitaient à ce moment-là : comment être parent d’un ado ? comment renouer avec la nature ?

« Je sais que tu mens » se passe à Vancouver…

J’ai passé trois ans de ma vie au bord du Pacifique, dans cette ville incroyable à la frontière entre mer et montagne. Un lieu à la lumière changeante, aux sombres forêts de cèdres rouges, aux sommets qui offrent des vues sublimes sur la baie. Le cadre idéal pour un thriller…

Quels sont vos prochains projets ?

Au début, je pensais écrire des romans uniques. Mais mon imagination s’est s’infiltrée dans les blancs de chacun de mes deux premiers polars et de nouvelles histoires ont commencé à émerger… Il ne s’agira pas de suites à proprement parler mais plutôt de romans centrés sur des personnages secondaires qui n’ont pas tout dit…

Quels livres vous inspirent ?

J’aime les polars engagés et les thrillers psychologiques intenses. Mais je suis aussi très sensible à l’écriture poétique de la nature et aux drames qui travaillent la résilience.

Quel serait votre lecteur idéal ?

Mon objectif est d’écrire pour différents types de lecteurs. Je recherche la fluidité et la tension du thriller, tout en soignant la psychologie des personnages sur lesquels repose l’action.

Écrivez-vous depuis longtemps ?

J’ai toujours écrit dans les genres que je lisais… Plusieurs romans que j’ai laissés dans un tiroir… Durant une vingtaine d’années, j’ai aussi fait écrire mes élèves. Plus de 70 livres, dans de nombreux genres… J’ai corrigé et auto-édité leurs textes. Un travail passionnant !

Quel a été le déclic pour vous faire publier ?

Un jour, un élève m’a interpellée : « Et vous, Madame, vous écrivez ? » Il avait l’air certain que j’écrivais, presque plus que moi ! Cela m’a fait réfléchir. Je pense que mes études de lettres m’ont complexée pendant des années.

Comment construisez-vous vos polars ?

C’est une question qu’on me pose souvent. Pour mes deux premiers romans, j’ai construit en même temps l’intrigue et la structure narrative. J’avais une idée de la trame générale et en écrivant le chapitrage, tout a pris sa place. Au moment de l’écriture, ce sont les personnages qui ont enrichi l’histoire, l’ont nourrie. Comme si c’étaient eux qui décidaient… C’est très troublant…

Pourquoi écrivez-vous des polars ?

J’aime le polar parce qu’il met les personnages dans des situations d’urgence, de crise où ils se révèlent. Ce qui m’importe, c’est moins le crime ou sa résolution que l’évolution de mes personnages. J’aime aussi qu’il offre aux lecteurs la position de l’enquêteur, ce que devrait toujours être la lecture… Je pense à mes élèves petits lecteurs qui aiment être pris par l’histoire, le suspense qui en découle. C’est aussi ça que je cherche, cette envie irrépressible de tourner les pages…

Le côté sombre du polar ne vous attire pas ?

Si, bien sûr, j’aime aussi plonger dans la noirceur de l’âme humaine, comprendre pourquoi et comment le mal peut advenir. Mais pas pour faire passer un message manichéen, plutôt pour représenter la complexité du monde. Je souhaite que mes romans soient avant tout humanistes. Même si mon prochain polar est plus sombre que les deux précédents…

Vos romans sont des thrillers humanistes. Que représente pour vous ce genre?

Même si mes romans sont des thrillers, au sens propre, tous les personnages que je peins sont dans l’entre-deux. C’est cette zone grise qui m’intéresse, cet espace où les épreuves peuvent donner du sens à une vie, où la résilience peut opérer après le drame. La dimension psychologique des personnages est donc pour moi très importante…

Avez-vous envie d’écrire un jour dans d’autres genres que le polar ?

Oui, j’aime découvrir de nouveaux horizons. J’écris ce que je dois écrire, ce qui m’est nécessaire, sans réfléchir à l’avance au genre du roman qui se dessine petit à petit… Peu importe si cela ne correspond pas à la mode du moment ! J’ai déjà en tête plusieurs autres projets qui ne rentreront peut-être pas dans la case du polar ou du thriller, et peut-être même dans aucune case précise. Mixer les genres, jouer sur leurs codes tout en gardant ma part de liberté, je ne m’interdis rien. Pour moi, le défi le plus énorme serait sans doute d’écrire une pièce de théâtre ou un scénario. J’espère aussi un jour oser écrire des textes plus personnels…

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